Je rejoins Mireille sur Monster, mais je voudrais insister sur un point qu’on mentionne peu : c’est une œuvre où les personnages féminins ne sont jamais réduits à un rôle de soutien, ils ont leurs propres zones d’ombre et leurs propres enquêtes. Ce sont des figures actives, qui mènent leur propre quête en parallèle du docteur, et c’est ce qui rend l’ensemble si riche.
Pour une série complète avec une héroïne résolument active, je recommande aussi Carnets de l’Apothicaire : l’héroïne ne subit jamais les intrigues de cour, elle les décortique par la logique et la médecine. Mais il faut nuancer, son statut social limite ce qu’elle peut faire ouvertement, et c’est justement cette tension entre intelligence et contrainte qui construit tout l’intérêt du personnage, sans jamais tomber dans la romance forcée pour faire avancer l’intrigue.