Pour moi c’est clairement Killua. Gon reste Gon dans le fond, un gamin buté et droit, même quand ça part mal pour lui. Killua par contre, il part d’un gosse dressé comme une arme et il finit par apprendre à se faire des amis, à avoir des sentiments pour les gens autour de lui. Ça me rappelle un peu certains personnages de Bleach qui évoluent dans leur rapport aux autres sans changer de nature profonde, faut pas déconner, c’est ça la vraie évolution, pas juste devenir plus fort.
Pour être précis, je pense qu’il faut distinguer deux choses : l’évolution du caractère et l’évolution du comportement face aux épreuves. Sauf erreur de ma part, Gon change assez radicalement sur le plan comportemental à un moment de la série, de façon presque inquiétante, alors que Killua garde une certaine continuité psychologique tout du long, il s’adoucit mais ne se transforme pas brutalement. Donc sur l’amplitude du changement, je dirais Gon, même si c’est un changement plus ponctuel que durable.
Intéressant débat. Je vais poser les choses méthodiquement, parce que je pense qu’on mélange plusieurs niveaux d’évolution ici. 1) Évolution de la puissance au sens strict : les deux progressent énormément, mais de façon très différente dans leur rapport au nen, et ça mérite d’être distingué du reste. 2) Évolution psychologique profonde : je rejoins @Ryoga_Comptable sur l’idée que Gon connaît une rupture ponctuelle très marquante, presque un point de bascule, alors que Killua suit une trajectoire plus linéaire et progressive. 3) Évolution relationnelle : là je rejoins plutôt @Furtif_du_Bleach, Killua est celui qui redéfinit le plus son rapport aux autres, en particulier à sa propre famille. Mon hypothèse, à prendre avec prudence puisqu’elle n’est pas confirmée dans le texte, c’est que les auteurs ont volontairement construit Gon comme un miroir inversé de Killua : l’un se découvre des limites qu’il refusait de voir, l’autre découvre une liberté qu’il ne s’autorisait pas. Dans ce cadre, dire qui a « le plus » changé dépend surtout du critère qu’on choisit, et c’est peut-être justement l’intérêt de la série de ne jamais trancher clairement entre les deux.