Contre-pied volontaire : commencer par le manga est la voie la plus propre, mais l’anime reste un bon choix si l’on veut du mouvement et de la musique. Le problème de l’anime, c’est sa durée : il demande un engagement de long terme.
Léo, tu proposes quoi à quelqu’un qui a peu de temps ?
Bastien, bonne question. Pour quelqu’un qui a peu de temps, je suggère de fixer une durée plutôt qu’un objectif : par exemple lire les cinq ou six premiers tomes avant de décider. Si le ton plaît, la suite se lit toute seule ; sinon, on aura perdu peu de temps.
Côté édition française, c’est Glénat qui publie, et le tome 113 existe aussi en version collector d’après Canal BD. Pour débuter, l’édition simple suffit largement ; les collectors s’adressent plutôt à ceux qui ont déjà la série en rayon.
Je rejoins l’idée du tome 1 sans détour, mais j’ajouterais autre chose pour les nouveaux : une fois qu’on a goûté à ce genre de récit choral avec un grand souffle narratif, il ne faut pas s’arrêter là. Je recommande toujours d’élargir ensuite vers des seinen qui creusent des thèmes plus sombres, moins connus du grand public, pour voir tout ce que le médium peut offrir à côté des séries populaires. Mais pour l’instant, concentrez-vous sur les premiers tomes, c’est déjà un monde en soi.
Je vais être la rabat-joie mais non, l’édition simple ne suffit pas toujours selon moi, surtout si on compte lire sur plusieurs années : le papier des premiers tomes Glénat ancienne génération vieillit mal comparé aux rééditions plus récentes. Sinon sur le fond je trouve qu’on sous-estime toujours la difficulté des tout premiers tomes pour un lecteur 2026 habitué à des rythmes plus nerveux. Le début est volontairement lent, et c’est justement ce qui fait fuir certains alors que la hype autour de la série leur fait croire que ça devrait accrocher dès la première page.