Intéressant comme angle. Je propose quelques hypothèses sur pourquoi ce décalage de rythme existe.
1. L’adaptation choisit volontairement de densifier certains arcs pour maintenir une tension narrative continue, ce qui laisse supposer que les choix de montage ne sont pas de simples coupes mais une réécriture du tempo.
2. Les scènes intimes, plus silencieuses dans le manga, nécessitent dans l’animé un habillage sonore ou musical qui modifie forcément leur durée perçue, ce qui peut donner cette impression de précipitation évoquée par @Suisei_quiet.
3. Le format épisodique impose des points de rupture qui ne correspondent pas toujours aux coupures naturelles du manga, ce qui laisse supposer que certains arcs souffrent plus que d’autres selon où tombe la fin d’un épisode.
Au final je pense que l’adaptation est réussie visuellement mais qu’elle recompose le rythme plutôt que de le respecter à la lettre, ce qui est cohérent avec l’idée que chaque support a sa propre grammaire narrative.