Frieren face aux autres récits post-aventure : qu’est-ce qui la distingue
Le sujet en bref
Débat dans Frieren : « Je repensais à cette idée de récit qui commence après la fin. » · 3 réponses
Je repensais à cette idée de récit qui commence après la fin. D’habitude on nous montre la quête, l’aventure, et le générique de fin arrive quand le héros rentre chez lui. Frieren fait l’inverse, elle commence par ce retour et s’installe dans le vide qui suit. Ce qui me touche, c’est que la série ne cherche pas à combler ce vide par de l’action. Elle le regarde, tout simplement. J’aime ce silence entre deux scènes, cette façon de laisser le temps passer sans le remplir.
D’autres œuvres traitent aussi de l’après, mais souvent elles rejouent une nouvelle quête, comme si l’ellipse n’était qu’un prétexte pour relancer la machine. Mushishi avait déjà ce rapport au temps long, cette mélancolie douce, mais sans cette question très précise du deuil et de la durée de vie. Vinland Saga bascule aussi vers l’après-violence, mais dans un rythme plus heurté.
Tout en douceur, Frieren semble vouloir qu’on accepte que rien ne se passe, et que c’est justement là que ça se passe. Est-ce que vous connaissez d’autres récits qui osent vraiment ce vide après l’aventure, sans le transformer aussitôt en nouvelle épopée ?
